4 Calissons

Chorégraphie : Carolyn Carlson assistée de Sara Orselli
Interprètes
Hugo Marchand, étoile de l'opéra de Paris
Caroline Osmont de l’Opéra de Paris
Juha Marsalo de la Carolyn Carlson Company
Musiques : René Aubry et Philip Glass
Décors : Jean-Michel Othoniel
MIDNIGHT SOULS
Dans la cour du Palais des Papes se dresse une création d'Othoniel. Au fond, un chemin ondulé menant à un jardin où s'élèvent des arbres. Tous ces éléments sont faits de briques de verre bleues dont les reflets permettent de mouvants jeux de lumières. Elles ornent également les fenêtres du Palais, lui donnant un aspect irréel.
Dans ce décor, arrive, lentement, le danseur Hugo Marchand. Il lui faut de longues minutes pour atteindre le centre de l’immense plateau. Commence une gestuelle ahurissante. Les bras dessinent des formes, caressent l'air, s'ouvrent comme des ailes, semblent un instant nous montrer l'invisible. Il s'arrête, en équilibre, se remet en mouvement dans un long solo gracieux.
Au fond, deux femmes avancent avec lenteur. Une autre survient. La danseuse Caroline Osmont. Par sa jeunesse et son apparence, on songe que c'est celle que le jeune homme espère. Peut-être l'a-t-il rêvée... Elle porte une robe fluide, faite de voiles... On songe à Isadora Duncan. Le danseur la rejoint. Ils se jaugent, se croisent, s'approchent... Un homme est là qui les regarde et semble les télécommander à distance avec deux briques.
Il finit par les réunir puis va cacher les deux briques...
Est-ce un dieu ? Est-ce une métaphore du jardin d'Eden ? Est-ce simplement l'artiste ayant créé ce lieu ? On peut tout imaginer... C'est la force des grandes œuvres.