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5 Calissons

Un Molière magnifiquement revisité
L'école des femmes de Frédérique Lazarinu-i au Chêne Noir

Auteur : Molière

Mise en scène : Frédérique Lazarini assistée de Lydia Nicaud

 

Interprètes

Cédric Colas

Sara Montpetit

Hugo Givort

Guillaume Veyre

Emmanuelle Galabru

Alain Cerrer

Costumes : Dominique Bourde et Isabelle Pasquier

Lumière : François Cabanat

Assistant lumières : Tom Peyrony, Grégory Lechat

Scénographie : François Cabanat

Création vidéo : Hugo Givort

Musique & son : François Peyrony

L'ECOLE DES FEMMES

10h15 au Théâtre du Chêne Noir

8 bis, rue Sainte-Catherine - 84000 Avignon

Craignant d’être un jour cocu, Arnolphe est devenu tuteur d’Agnès, une enfant de quatre ans, qu’il a confiée à un couvent en demandant qu’elle soit gardée dans l’ignorance des choses de la vie. Elle a aujourd’hui 17 ans, lui 42, et il a pour idée de l’épouser bientôt. En attendant, et sous une fausse identité, il a loué une demeure et y a enfermé la jeune fille. Elle s'y consacre à la couture, et ses sorties sont confinées à un jardin. Or, un jour qu’il s’absente, Horace, le fils d’un de ses amis, vient à passer par là et tombe amoureux d’Agnès au premier regard…
L'amour va évidemment tout emporter... 

On en était là.
Et Frédérique Lazarini fut...
La géniale metteuse en scène revisite l'œuvre de Molière et livre une version très actuelle, ancrant le propos dans les thèmes de notre époque. Molière abordait l'émancipation des femmes, elle ajoute l'addiction aux écrans (séries télévisées, vidéosurveillance) et les violences psychologiques. Ces dernières, présentes dès l'origine dans la pièce, prennent ici une autre dimension.
Jamais on n'avait lu la pièce ainsi. Ce n'est pas seulement le ridicule des conceptions d'Arnolphe qui apparaît ici. Les époques ont changé, les moyens aussi. Jadis, il était détestable, il est désormais effroyable dans la violence de sa jalousie et de ses sentiments.
Et tout se drape de modernité : l'enfermement d'Agnès rappelle, en filigrane, ces affaires sordides de séquestrations. 

Tous les comédiens servent le récit avec excellence. Coup de cœur pour Sara Montpetit. Avec sa petite voix et son allure adolescente, elle parvient à nous montrer et nous faire ressentir l'innocence d'un sentiment amoureux. 
Un beau moment de théâtre.
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