1 Calissons
24 CITE DES
PROMESSES
13h35 au Théâtre de L’Oulle - La Factory
19, place Crillon - 84000 Avignon
La pièce se déroule sur 24 heures (bien que cela nous ai paru plus long). On suit quatre personnes vivant dans un même immeuble. Il y a Sylvain, écrivain méconnu, qui anime, déguisé en canard, les goûters d’anniversaires, César, qui nettoie les bureaux d’une grande entreprise, Louise, une ambitieuse directrice de la communication au bord de la crise de nerfs, et Arthur, anthropologue, spécialiste des Amérindiens…
A travers eux, est montrée ce qu’Aristote déjà déplorait : la solitude des grandes villes. Ici, chacun est piégé dans l’étroitesse de son monde qui l’écrase. On comprend que la solitude enferme les individus dans leur mal-être et que si tous les gars du monde (de l’immeuble) voulaient se donner la main et s’écouter, ça irait mieux. Ca, on le saisit très vite. Mais les auteurs auraient-ils peur que leur public soit mal-comprenant ? Les scènes se répètent, le discours ne bouge pas. Il sera finalement résumé par le détournement d’une tirade de Cyrano : “Non merci, le temps qui va trop vite”, “Non merci les promesses non tenues”, “Non merci les horizons bouchés, les ciels remplis d’avion, les mers remplies d’ordures” Non merci…
La pièce est ponctuée de mouvements, sans doute pensés par Martin Grandperret dont on connaît la carrière de danseur. Dans ces moments-là, la parole cesse et les individus se mettent à répéter des gestes sans pour autant que cela devienne une véritable danse.
La seule chorégraphie intéressante est celle survenant à la fin, au moment où, enfin, les quatre personnages se rejoignent.
Hélas, trop tard. Enfin délivrés, on sort en se disant que cette cité, si alléchante sur le papier, n’a pas tenu ses promesses…
Auteurs : Martin Grandperret, Sébastien Nivault
Interprètes
Martin Grandperret
Aurélie Mouilhade
Sébastien Nivault
Laurent Troudart
Collaboration artistique : Florence Albaret
Création son : Jean-Baptiste Aubonnet
Costumes : Patrick Cavalié
Création lumière : Michaël Dez
Scénographie : Anusha Emrith